Informations sur la toxoplasmose, causes, symptômes, diagnostic et le traitement de la toxoplasmose et identifier les différents types existants, contribuant à une meilleure compréhension de ce problème de santé, afin de promouvoir des mesures préventives.

vendredi 13 avril 2012

La toxoplasmose chez l´homme

L’expression clinique de la toxoplasmose est liée aux interactions hôte-parasite et sera différente en fonction de l’état immunitaire du patient et de la souche de parasite en cause.
On distingue trois grandes entités cliniques:

  1. La toxoplasmose acquise post-natale du sujet immunocompétent.
  2. La toxoplasmose du sujet immunodéprimé.
  3. La toxoplasmose congénitale

Cette distinction clinique a également des conséquences diagnostiques. Schématiquement, chez l’immunocompétent le diagnostic repose sur la sérologie ; chez l’immunodéficient (adulte immunodéprimé ou foetus immuno-immature) le diagnostic repose sur la recherche directe du parasite. Chez le nouveau-né, à la frontière des deux situations précédentes, les deux approches diagnostiques sont complémentaires et nécessaires.

Toxoplasma gondii

Toxoplasma gondii existe sous trois formes évolutives différentes :

  • Une forme végétative appelée tachyzoïte ou trophozoïte, parasite intracellulaire obligatoire de 6 à 8 µm de long sur 3 à 4 µm en forme d’arc qui peut parasiter n’importe quel type de cellule.
  • Le bradyzoïte qui résulte du stade tachyzoïte au cours de son évolution chez l’hôte intermédiaire. Morphologiquement très proche il s’en distingue par un métabolisme ralenti. Les bradyzoïtes sont regroupés au sein de kystes où ils sont inaccessibles aux défenses immunitaires et aux traitements actuels. Ils siègent principalement dans les neurones, les astrocytes, les cellules musculaires et les cellules rétiniennes.
  • Le sporozoïte est le résultat de la reproduction sexuée qui a lieu dans les cellules de l’épithélium intestinal de l’hôte définitif. Morphologiquement peu différent des autres stades infectieux, il est contenu dans des oocystes sporulés qui peuvent survivre sur le sol plus d’un an dans un climat humide.

Diagnostic de la toxoplasmose

Dans le cadre d’une toxoplasmose de l’immunocompétent la maladie est diagnostiquée par la sérologie (recherche des IgG et IgM).
La toxoplasmose foetale est mise en évidence par une étude du liquide amniotique. Une femme enceinte séronégative doit être surveillée jusqu’à la naissance de l’enfant.

Symptômes de la Toxoplasmose de l’immunodéprimé

Toxoplasmose de l’immunodéprimé s’agit le plus souvent d’une encéphalite (fièvre, céphalées, troubles de la conscience, signes de focalisation). La dissémination de T. gondii (parasitémie) peut conduire à des localisations viscérales diverses (poumon, foie...).

Symptômes de la Toxoplasmose congénitale

Forme majeure: encéphalo-méningo-myélite toxoplasmique. Elle est devenu très rare depuis la mise en place du dépistage au cours de la grossesse dans les années 70. Elle associe une modification de la taille de crâne, des signes neurologiques, des calcifications intra-crâniennes et des signes oculaires (choriorétinite ++). L’évolution est sévère. 
Formes viscérales: ictère néo-natal, hépato-spléno-mégalie, anasarque.
Formes dégradées ou retardées: les signes en sont un retard psycho-moteur, une macrocéphalie, des crises convulsives, une choriorétinite.
Formes inapparentes ou infra-cliniques: ce sont actuellement les plus fréquentes (80% des cas). Elles sont aussi appelées « formes sérologiques » car seule la sérologie de l’enfant prouve qu’il est infecté. Le risque clinique principal est l’apparition de choriorétinites dans l’enfance, l’adolescence ou à l’age adulte.

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